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Historia di Jephte
Giacomo Carissimi

 Oratorio mis en scène

Ensemble Aqua Viva
Agatha Gautschi, cornet à bouquin
Amandine Solano, violon baroque
Daniel Morais, théorbe
Ensemble vocal des Musiciens de l'Atelier

Norberto Broggini
clavecin, orgue et direction musicale
 

Taina Onnela (Filia), Jesse Concha (Jepthe)
Laetitia Thomas, Michiko Sarumaru, Margot Boitard, Martine Perrochet, Beate Schmitt, Ursula Sechehaye, Alexandre Alvarez, Eric Dalhen

Francesca Giarini Dalhen
direction vocale et mise en scène

Photos de la création

Dossier et fiche technique

Jephté, dans les ténèbres, combat contre le peuple d’Ammon, peuple du soleil. Il promet de sacrifier la première personne venant de sa maison s'il gagne la guerre. C’est sa fille, Filia,  qui vient à sa rencontre en chantant une louange d’allégresse alors qu’il rentre victorieux. Jephté s’est-il piégé lui-même ? Ne souhaite-t-il que l’orgueil de la victoire ?

Cette parabole extraite de l’ancien testament nous montre avant tout un être humain luttant contre les passions qui l’assaillent de toute part. C’est un combat avec lui-même qu’il entame. Jephté, se dépouillant de son manteau royal, redevient un simple être humain.  Filia, qui n’a pas de nom,  avant d’être sa fille, représente celle qui montre à Jephté le chemin symbolique vers la lumière et la transcendance. Et, comme Orphée cherchant à sauver Eurydice du pays de l’ombre,  Filia guide Jephté à travers les monts et les fleuves dans son voyage vers lui-même. Les larmes de Filia iront régénérer et féconder la terre. Mais Jephté devra poursuivre son voyage seul. Autour de lui, chacun témoigne de ce qu’il a vu, chaque personnage représente le livre ouvert de la vie et chacun poursuivra son chemin, seul, mais tous ensembles chercheront à faire alliance avec le sacré.

Les Historiae Sacrae sont un genre influencé d'un côté par le drame liturgique du Moyen-âge et de l'autre par le motet et la cantate baroque. Les plus grands compositeurs du 17ème siècle, italiens (Carissimi) ou français (Charpentier) nous ont laissé un répertoire abondant.

Ces pièces, d'une durée moyenne d'une vingtaine de minutes et chantées en latin ou en langue vulgaire, ont été à l'origine de l'oratorio tel qu'on le retrouve par la suite développé chez Stradella ou Haendel. Ces Historiae étaient destinées en particulier à être données par des congrégations religieuses en période de Carême, pendant laquelle  toute représentation théâtrale et d'opéra était interdite.

Les Historiae Sacrae sont basées sur des passages bibliques, particulièrement de l'ancien testament; pour les différents personnages, elles emploient des chanteurs solistes et des chœurs ainsi qu'un narrateur (historicus), tous accompagnés de la basse continue. Il était d'usage que les solistes chantent également les parties de chœurs.